Bachir : la Capoeira dans le sang – 37° Magazine

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Champion d’Algérie de karaté

Né à Marseille, Bachir a grandi en Algérie. C’est à Oran qu’il découvre les arts martiaux et plus particulièrement le karaté, à l’âge de neuf ans. Un sport dans lequel il s’épanouira rapidement jusqu’à cumuler quatre titres de champion d’Algérie.

Un sport qu’il abandonnera néanmoins une fois arrivé en France où il vient pour ses études. « Je me suis inscris dans un club, mais je n’y ai pas retrouvé l’ambiance que je connaissais en Algérie et j’ai arrêté » raconte-t-il simplement aujourd’hui.

Au même moment, en 2001, Bachir découvre la capoeira et y retrouve une ambiance qui lui convient mieux, mais aussi une discipline tout aussi exigeante et esthétique. « Contrairement à ce que l’on croit ce n’est pas l’art martial où on ne se touche pas » tient à préciser Bachir. « C’est un art qui a été développé par les esclaves au Brésil qui n’avaient pas le droit de combattre et de s’entraîner. Ils déguisaient cela en danse du coup ».

Itaparica : une référence de la Capoeira à Tours

Dans cet art martial non fédéré, Bachir va alors se former à Nantes auprès de Blanco, un maître reconnu de la discipline. Une formation qui lui permet d’ouvrir son club de Capoeira Itaparica à Tours en 2004.

Nous sommes alors dans les années 2000 et la Capoeira connaît une notoriété au sein d’une frange de la population y voyant un art martial plus accessible, mais aussi séduite par son côté théâtral, son mélange de danse et d’art martial et son côté ludique.

Une petite notoriété qui va contribuer au développement d’Itaparica qui rapidement se structure et devient une référence de la discipline à Tours avec une 100aine d’adhérents (et dès 5 ans) qui se réunissent au gymnase des Minimes à Tours, mais aussi un événement annuel organisé en avril, regroupant environ 200 participants par édition. En bonus, Itaparica participe également à trois reprises au gala d’arts martiaux de Bercy, une référence en la matière.

Employé au service des sports de la ville de Tours, Bachir est un homme actif et profite de son temps libre multiplier les projets en lien avec la discipline. Il devient danseur de la Compagnie X-Press d’Abderzak Houmi, et fait également enregistrer également deux albums de musiques pour Itaparica avec le musicien Cordeone.

Des projets qu’il mène de front avec le développement de son club qui voit ses activités grandir avec notamment des interventions dans les quartiers, auprès des associations… « Je pense que c’est important de transmettre les choses, d’aller chercher les jeunes là où ils sont. La Capoeira peut apporter beaucoup dans l’équilibre personnel » explique ainsi Bachir.

Une discipline dont le nom parle à tout le monde désormais mais qui peine encore à agrandir son cercle d’adhérents. Et c’est justement pour aider à la faire connaître d’avantage que Bachir et Itaparica organisent les 14 et 15 octobre prochains les 1eres Rencontres Martiales Artistiques au Palais des Sports de Tours. « A Tours, il y a des galas de boxe, mais très peu d’arts martiaux, c’est ce qui nous a motivé, nous voulons faire de l’événement un petit gala de Bercy ». Pendant deux jours, danse et arts-martiaux se succéderont à la fois sur le gala le samedi où se produiront une 100aine de démonstrateurs d’arts martiaux différents, mais aussi lors des stages d’initiations qui se dérouleront le dimanche 15 octobre. Une première qui en appelle d’autres à écouter Bachir.

Crédits photos : Pascal Montagne

Un degré en plus : Pour les informations sur les Rencontres Martiales Artistiques, rendez-vous sur la page Facebook de l’événement 

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